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Rédactions d'enfance et d'adolescence.

  • DCCLXXXVIII. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 19.06.91.

    Sujet : Sur la base de l'extrait étudié de L'Oiseau Bleu, de Maurice Maeterlinck, racontez la première rencontre entre Tyltyl, Mytyl et Matyl, leur futur frère. Expliquez comment ils découvrent qui ils sont.

    Très bon devoir, très travaillé et qui respecte parfaitement les consignes. 18/20.

    L'enfant s'approcha d'eux. Il était jeune, imberbe, solide. Dès qu'il pliait les bras, on voyait ses muscles se gonfler comme des ballons. Sa poitrine était développée, son visage était pâle, preuve de la tranquillité du sang. Un pagne était jeté sur ses reins, s'arrondissant sur ses jambes solides. On aurait dis (1) une (2) statue d'un héros des temps Gréco-Romains.

    Quand il fut à deux pas de Tyltyl et Mytyl, il étendit la main, comme un salut, puis demanda d'un ton autoritaire :

    "Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?

    - Nous cherchons l'Oiseau Bleu, fils du Phénix, qui nous permettrait de guérir notre voisine qui est atteinte d'une maladie incurable", lui répondit Mytyl.

    Le visage incrédule, l'enfant les regarda tour à tour puis se mit à rire :

    "L'Oiseau Bleu... mrph... Ah ! Ah ! Ah ! Mais il n'existe pas ! Ah ! Ah ! Ce ne sont que des contes ! Et les contes, ça ne dit pas la vérité !"

    Tyltyl se mit à rougir comme une écrevisse.

    "Alors, toi aussi, tu n'est (3) qu'un conte ! Et si les contes sont des mensonges, tu n'existe (4) pas !"

    En hoquetant, couché par terre, tordu de rire, l'enfant leur expliqua posément (5) :

    "L'Oiseau Bleu n'existe pas. Ca, c'est sûr. Mais, par contre, il y a le Serpent rouge qui peut guérir votre voisine. Il habite sur les Montagne sLevantezs du Couchant qui se trouvent au Nord-ouest du Sud. Là, je ne mens pas. Je le jure sur mon futur honneur, foi de prochain fils de Myltyl Maeterlinck, sur mon futur nom, Matyl.

    Myltyl eu (6) une grande lueur (7). Il avait compris ! Sans défaillir, il glissa à l'oreille de Tyltyl :

    "Tyltyl... heu... je crois que cette personne sera notre frère.

    - Hein ! Quoi ! Tu divague (8), frère (9).

    - Non."

    Ils n'en revenaient pas. Ce serait leur frère, cet enfant solide et beau, digne réplique d'un dieu romain, qui se tenait devant eux...


    Notes de l'enseignant.
    (1) Dit.
    (2) La.
    (3) Es.
    (4) Existes.
    (5) Un peu excessif.
    (6) Eut.
    (7) Mal dit.
    (8) Divagues.
    (9) Familier.

  • DCCLXXXVII. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 29.05.91

    Sujet : À l'aube du sixième jour, c'est le chat qui s'adresse à Dieu. Imaginez ce qu'il va lui demander, en tenant compte du caractère de cet animal.

    Bon devoir, riche et soigné, qui, malgré de petites maladresses, met très bien en scène les deux personnages. 15/20.

    Attention, vous êtes prêts ? Bon. Direction le Ciel. Nous voici dans l'atelier de Dieu le Père. Mais.. quel anomal crée-t-il ? Un museau, deux oreilles pointues, des opales comme yeux... mais bien sûr ! C'est le Chat ! (1)

    Dès que celui-ci fut créé, notre aristocrate ronronna :

    "Créateur et Bienfaiteur, je te remercie, mais, comment devrais-je vivre sur terre ?

    - Tu mangeras, tu boiras, tu croîtras."

    Le Chat miaula de déception.

    "Tout ceci est fort bien, mais je n'aurais ni bâtisse pour m'abriter, ni feu pour me réchauffer, ni coussin où me coucher, ni homme pour me donner à manger. Encore moins de chien pour m'amuser. (2)

    En étouffant d'indignation, le Bon Dieu gronda :

    "Quoi ! Toi, aristocrate, maître de toutes choses après moi, tu veux tout cela ! Tu ne comprend (3) donc pas que tu est (4) mon chef-d'oeuvre et que si je créais tout cela, tu servirais quelqu'un, c'est sûr !"

    Tranquillement, le Chat expliqua :

    "Au lieu de t'énerver, écoute moi (5). Sans cela, je risque de disparaître ! Tu sais bien que j'ai besoin de confort, de laquais. Je suis comte, tout de même !

    - D'accord, mais il ne faut pas exagérer. Tu sais bien que tu est (6) mortel, et si j'ai ouvert un Paradis, ce n'ai (7) pour acceuillir (8) des âmes aussi exigeantes que la tienne. Il ne faudra pas s'étonner si Saint Pierre voudra (9) des congés payés. Car si ça continue, toute ta race se trouvera là-bas. (10) "

    Le Chat commença à s'éloigner tristement. Puis, il revient, regardant le Seigneur d'une façon toute particulière :

    "Et si, à la place, tu me donnais le pouvoir de vivre comme je le souhaite, c'est-à-dire sauvagement, ainsi j'attendrais le moment où tout ce que je t'ai demandé apparaîtrai (11) sur terre ?"

    Le visage rayonnant de joie (comme si son auréole ne lui aurait (12) pas suffit), Dieu dit :

    "Mais oui, la voilà, l'idée ! Félicitation, mon garçon. Tu mériterai (13) le prix Nobel d'intelligence."

    Puis soupirant :

    "Ci (14) je l'avais (15) créé !"

    Puis, le prenant par les pattes, il l'entraîna dans une valse interminable qui durat (16) bien deux jours (17).

    "Mais, sans vouloir te vexer, Chat, je voudrais te demander comment tu as fait pour trouver une si bonne idée ?

    - Oh, c'est simple, il m'a suffit de regarder ton emploit (18) du temps, et j'ai remarqué que tu devais créé (19) l'homme demain."

    Notes de l'enseignant.
    (1) Bonne idée.
    (2) Oui.
    (3) Comprends.
    (4) Es.
    (5) Tiret.
    (6) Es.
    (7) Est.
    (8) Accueillir.
    (9) Présent.
    (10) Pas très clair.
    (11) Apparaîtrait.
    (12) Avait.
    (13) Mériterais.
    (14) Si.
    (15) Déjà.
    (16) Dura.
    (17) Evite les exagérations.
    (18) Emploi.
    (19) Créer.

  • DCCLXXXIV. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième

    Rédaction - avril 91.

    Sujet.
    Réaliser la ouverture, en trois parties, d'un livre imaginaire. Doivent figurer :

    1. Sur la première page de couverture :

    */ Une illustration originale (noir et blanc ou couleur, dessin, photographie, etc.)
    */ Le titre du livre imaginaire
    */ Le nom de l'auteur imaginaire

    2. Sur la quatrième de couverture :

    Un court texte, de 10 à 20 lignes, destiné à inciter à la lecture de l'ouvrage : résumé, extrait, etc. Ce texte comprendra obligatoirement l'une des sept listes de mots suivantes dans son intégralité :
    */ Mardi - folie - érythrine - globe
    */ Fromage - fenêtre - psyché - affection
    */ Apprenti - maladie - chemin - bruisser
    */ Futur - arsenic - futile - cloche
    */ Palissade - accordéon - bar - affiche
    */ Sous-marin - désert - pivoine - courir
    */ Grimoire - fakir - palanquin - rose des salbes

    À réaliser sur chemise en carton souple divisée en trois non pliée.

    Pas de note ni d'évaluation.


  • DCCLXXXIII. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième

    Rédaction du 25.10.79

    N.B. Je note que sur le papier j'avais mis ma date de naissance : je pense qu'il s'agit plutôt du 25.10.90, mais rien n'est moins sûr, vu le style, qui ressemble plus à celui que j'avais en deuxième partie d'année de sixième, époque où je passais des samedi après-midi à faire des recherches dans le Bescherelle et l'encyclopédie de mon grand-père pour vérifier les détails.

    Sujet. Racontez la suite de l'histoire de Patachou, comme si vous étiez Tristan Derème, l'onle de Patachou, en imaginant que l'enfant, au cours de la visite du château, s'attend à trouver la Belle au bois dormant. Il vous pose, à vous, son oncle, plusieurs questions imprécises, ambiguës, qui laissent peu à peu deviner son erreur. À la fin, il explique la confusion qu'il a faite.

    Excellent devoir, riche, travaillé, intéressant. Tu as tiré un excellent parti de ce sujet difficile. 19/20.


    "Le prince épousa la Belle au bois dormant et ils eurent beaucoup d'enfants."

    Je venais de finir mon histoire. J'annonçai à Patachou, mon neveu, que nous allions visiter le château de Chambord. Comme nous étions à Maslives, à une demi-journée de marche, je décidais (1) que nous y irions à pied.

    Le lendemain, après quatre bonnes heures de marche, nous arrivions enfin à Chambord qui dessinait dans le ciel ses drapeaux et ses tourelles fines et luxueuses. Patachou, voyant le superbe bois qui entourait le palais (2) me demanda :

    "C'est ici ? C'est vraiment ici ?

    - Mais oui, mon enfant, c'est ici."

    Nous entrâmes dans le château. L'intérieur était magnifique : des fresques dessinaient les personnages de l'Antiquité, des statues nous regardaient de leur doux regards ou d'autres étendaient le bras d'un geste protecteur. Les voûtes s'élançaient, gaillardes et magnifiques, vers le ciel, les murs blanchis répercutaient la lumière d'une incroyable clarté, et les peintures faisaient des taches sombres sur tout cet assemblage, véritable défi pour les lois de la pesanteur (3) . Que n'eus-je (4) donné, moi, pauvre poète, pour habiter dans la demeure des Rois de France !

    Pendant que je racontais à mon neveu l'histoire de chaque pièce, lui, regardait partout d'un air émerveillé et attentif. Il n'arrêtait pas de se poser des questions de plus en plus confuses :

    "Où est-elle ? va-t-on enfin y arriver ?"

    Nous montâmes le grand escalier, entrâmes dans la salle des gardes où des piquiers suisses de cire étaient rangés en haie, l'hallebarde (5) sur l'épaule et regardant le passé de leur mieux (6). Patachou ne fit qu'y passer, (7) il se rua dans la pièce suivante en criant :

    "Vite, tonton (8) ! Dépêche-toi ! Je veux la voir tout de suite ! Tu crois qu'elle sera blonde ?"

    Nous passâmes ainsi en trombe dans les chambres suivantes, sans daigner voir les gentilshommes embrassant, dansant ou parlant avec leurs dames ; nous ne saluâmes même pas de la tête Charles VIII et Anne de Bretagne qui, entourés d'une foule de courtisans impassibles, se mariaient (9) . Patachou me demanda d'un air anxieux :

    "Tu sais, tonton (10) , je m'inquiète, car au bout de cent ans, ça se peut qu'elle soit laide comme une sorcière !"

    Nous entrâmes dans la chambre à coucher de Sa Majesté le Roi. Il fonçat (11) vers le lit à baldaquin, (12) qui était recouvert de pourpre et d'or. Il arracha les draps, fouyant (13) partout, ne trouvant rien - à (14) si ! une bonne fessée du gardien. À la sortie, me tenant d'une main et tenant de l'autre son derrière rougit (15) par la punition, il me dit d'un ton pleurnichard et coléreux :

    "Tu sais (16) tonton (17) , je crois que tu t'ai (18) moqué de moi. Je croyais que tu m'emmenais voir la Belle au bois dormant et que je la révayerait (19) , et puis ensuite tout le monde vivrait, alors elle m'aurait offert de la pâte à chou en remerciement (20) ."

    Notes de l'enseignant.
    (1) Temps.
    (2) Virgule.
    (3) Très bien.
    (4) que n'eussé-je.
    (5) la hallebarde
    (6) Bien.
    (7) Point-virgule.
    (8) Non !
    (9) Bien.
    (10) Mal dit.
    (11) Mal dit.
    (12) Pas de virgule.
    (13) Fouillant.
    (14) Ah.
    (15) Rougi.
    (16) Virgule.
    (17) Mal dit.
    (18) es.
    (19) !!!
    (20) Idée intéressante pour la conclusion.


  • DCCLXXXII. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième

    Rédaction du 27.03.91

    Sujet : Imaginez un récit à chute. L'histoire que vous racontez devra être prise dans la vie quotidienne et être différente de celles qui ont été proposées comme exemples en classe.

    Hum ! Ce n'est pas très moral, ton histoire - sauf à la fin ! Enfin, il n'était pas interdit d'être coquin, dans ce sujet... ! Et de toute façon, c'est très bien raconté, dans un style très soigné ! Consignes suivies. 18/20.

    Quand j'entrais (1) à l'école primaire, je n'eus vraiment pas de chance. Je reçus comme (2) maîtresse Mademoiselle Aszbenazy, directrice et terreur des enfants. Elle avait un front plat, fuyant, des yeux globuleux, un nez en bec d'aigle, des lèvres flasques, un chignon sur la tête et des doigts crochus qui n'avaient pas vus le coupe-ongle (3) depuis un siècle - au moins.

    Un jour, dans la cour de récréation, Marius, qui était mon meilleur ami, m'apostropha en ces termes :

    "Té ! César ! Dans un mois ce sera Mardi-Gras. Et si on faisait une blague à Aszbenazy ?"

    L'idée me parut excellente et j'acceptais tous (4) de suite.

    Nous conquîmes tous (5) le monde à notre projet et nous créâmes l'ABMA (Association de la Blaque pour Mademoiselle Aszbenazy). Pendant un long mois, nous cherchâmes des farces, mais toutes devaient certainement rater car soit il fallait des allumettes soit c'était trop cher.

    À force de chercher, nous ressemblions tous à la maîtresse. Enfin, le 11 février, Victorien arriva dans la cour en courant. Nous frémîmes de peur car nous craignions que la directrice ait tous (6) découvert. Mais... je rêvais ? Mais non ! Oui, il avait l'idée, oui, elle était praticable, oui elle ne coûtait rien ! Il suffisait d'apporter une lime et des boules puantes !

    Le 12 février, jour de Mardi-Gras, tout était prêt : le pied de la chaise avait été limé, les boules posées. Il ne nous restait lus qu'à attendre. Mademoiselle Aszbenazy arriva. Mais... elle était enrhumée. En vitesse, Marius enleva les fragiles sphères de verres (7) qui était sous le bureau de l'enseignante car ne nous voulions pas en supporter l'odeur alors que notre ennemi ne le pouvais (8) pas (9) . La journée passat (10) . Orthographe, math, histoire... s'égrennaient (11) sous la voix monocorde du professeur - sans qu'elle s'asseyat (12) pour autant ! Les coeurs palpitaient, les bouches écumaient. Elle s'approcha de la chaise. Les yeux lançaient de désespérées suppliques (13) . Elle tira la chaise. Les cerveaux priaient intérieurement. Elle s'assit. Vlan ! D'un seul coup ! Et... resta assise.

    Notes de l'enseignant.
    (1) Temps.
    (2) Mal dit.
    (3) Temps.
    (4) Tout.
    (5) Tout.
    (6) Tout.
    (7) Verre.
    (8) Pouvait.
    (9) Pas très clair.
    (10) Temps.
    (11) Orthographe.
    (12) S'assît.
    (13) des suppliques désespérées.

  • DCCLXXV. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 13.09.1991 - 6e2.

    Sujet : Imaginez la suite du texte Cadeau d'anniversaire de Léon Tolstoï. Commencez votre rédaction à "J'en trouvais une rédigée en russe et qui me charma". Finissez votre devoir par la phrase "Enfin prêt, mon cadeau à la main, j'entrai, en compagnie de Volodia et de Karl Ivanovitch, dans le salon où nous attendaient mon père et ma grand-mère." Attention : la mise au point du  cadeau (poème... ou autre !) doit occuper l'essentiel du devoir. Ne pas tourner la difficulté par des péripéties inutiles.

    Ton enthousiasme t'emporte parfois un peu loin... mais enfin, il y a aussi les bons côtés de la chose... Du reste, tu traites exactement le sujet. De bonnes idées. Attention, tout de même : souvent, on trouve des passés simples du premier groupe en "-is" !!! 16/20.

    J'en trouvais une, rédigée en russe et qui me charma. Mais, malheureusement pour moi, cette poésie qui me plaisait tant, parlait du monde et non de ma chère grand-mère. Contrairement à mon désir, les Muses ne vinrent pas encore à mon secours. Voudrait-il (1) bien que je la modifie ? Oui, il le fallait, isnon monsieur mon père serait vraiment déçu de(2) moi. Mais j'eus beau me fouiller le crâne(3) - comme disait feu monsieur mon grand-père(4) - je ne trouvis(5) rien qui put(6) la modifier, malheureusement.

    Cette nuit(7), alors que le monde dormait, je fis un tel bond que je touchais le plafond(8). Oui, je tenais l'idée prodige ! De la nuit, je ne us dormir, tellement j'étais heureux. J'allais tout simplement et purement changer les sujets de la poésie par "Ô ma grand-mère, Vous, Ô mieux-aimée...". Puis, je pensais à l'étonnement des miens qui croiront(9) que je l'aurais faite moi-même - sauf Karl Ivanovitch qui, peut-être, reconnaîtrait une de ses poésies - mais il se tiendrat(10) coi, je lui ferait (11)promettre le silence.

    Le lendemain, j'en fis un brouillon, puis un autre, encore un autre, jusqu'à ce que je trouvis(12) la véritable, la bonne poésie. Je fis corriger par mon précepteur les fautes de grammaire. Je peux vous affirmer qu'il ne reconnaissait même pas sa poésie et qu'il était vraiment étonné de(13) moi ! Puis il me donna quelques conseils. Je courus à ma chambre, (14)sans bousculer une ou deux femmes de chambre et je me mis à réécrire la poésie sur un autre brouillon, sans faire de ratures. Enfin, je la recopiait(15) sur une belle feuille pour les lettres(16), toute blanche.

    Qu'en j'eus finis, je fis un cadre qui entourait ma poésie. Et, à l'extérieur de ce cadre, je mis des oiseaux, des arbres, des fleurs, des chevaux... encore mieux les uns que les autres(17). Puis, tout en haut, à l'endroit le plus voyant(18), je dessinais(19) le visage de ma chère et vénérée grand-mère, toute souriante. Voyant qu'il restait encore de la place, je rajoutis(20) le mien, celui de Volodia, à vrai dire celui de toute la famille. Moi-même, j'hésitais à dire lequel des visages, le dessin ou le vrai, était le plus vivant. Enfin prêt, mon cadeau à la main, j'entrai, en compagnie de Volodia et de Karl Ivanovitch, dans le salon où nous attendaient monsieur(21) mon père et madame (21)ma grand-mère.


    Notes de l'enseignant.
    (1) Mal dit.
    (2) par.
    (3) Très mal dit.
    (4) Non ! Le grand-père de Nicolas ne parlait sans doute pas ainsi.
    (5) Trouvais.
    (6) Subjonctif.
    (7) -là.
    (8) Excessif.
    (9) Croiraient.
    (10) Tiendrait.
    (11) Ferais.
    (12) Encore !
    (13) Par.
    (14) Non.
    (15) Recopiais.
    (16) Mal dit.
    (17) Mal dit.
    (18) Mal dit.
    (19) Temps.
    (20) Oh !!!
    (21) Non. C'est trop.

  • DCCLXXIV. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 16.01.1991 - 6e2.

    Sujet : À la manière de Samivel, racontez une courte aventure analogue à celle du petit caillou, en personnifiant (discrètement !) un petit objet : élément de la nature (fleur, feuille morte, etc.) ou objet fabriqué (pièce de monnaie, clé, bonbons, gomme, bouton, etc.)

    Quelques fautes et maladresses mais dans l'ensemble, c'est très positif, avec un style soigné, une recherche intéressante des substituts et de bonnes idées pour donner de la vie au "personnage". 15/20.

    Le jour suivant, le stylo se retrouvat(1) dans un endroit chaud, trop chaud, même. Pouvais-t-on(2) lui expliquer ? Hier encore, il était bien à l'aise dans son emballage plastique, puis il avait sentis(3) qu'"on" le soulevait. Et maintenant, il se retrouvait dans ce Sahara(4) ! Heureusement pour lui, il commença à s'habituer à la(5) chaleur de ce(6) sauna.  Tout à coup, il sentit qu'"on" le hissait de terre. Qu'allait-il encore lui arriver ? Et pendant un temps qui lui semblit(7) être des siècles, il fut trimbaler, cahoter(8)... C'était vraiment angoissant ! Le pauvre se cogna a(9) une gomme qui lui fit une grande éraflure au flanc, puis ce fut le tour d'un ciseau(10) qui lui coupa le doigt. Cette fois-ci, "on" le pinça à la taille, (11) l'enleva de la trousse où il était, enfin "on" lui fit avaler un produit noir, visqueux(12) et dégoûtant(13). Le stylo était vraiment désespéré et indigné. C'était donc ça la vie fantastique qu'on lui avait promise ? Eh bien ! S'il l'aurait pus(14), il aurait crier(15) de haut de son capuchon cette injustice(16) ! Puis cette fois-ci, "on" appuya son nez contre une page et le força à rejeter tout le médicament. après des éternitées(17) de cette atroce souffrance, l'écrivain(18) entendit un hurlement strident. C'était la sonnerie à qui on avait donné un direct du point(19) sur le bas du dos. Le stylo, harassé, fut rejeté dans la trousse. Puis il fut encore malmené, torturé jusqu'aux os(20). Le soir, il s'endormit d'un sommeil profond et réparateur sans avoir pus(21) répondre à ses questions(22). Et surtout qui était ce "on" ?


    Notes de l'enseignant.
    (1) Faute.
    (2) Faute.
    (3) Faute.
    (4) Bien.
    (5) Cette.
    (6) Sans "ce".
    (7) semblait.
    (8) Participe passé.
    (9) à.
    (10) Mal dit.
    (11) "on".
    (12) Bonne idée.
    (13) Mal dit.
    (14) l'avait pu.
    (15) Participe passé.
    (16) Amusant.
    (17) Mal dit.
    (18) Amusant.
    (19) Poing.
    (20) Mal dit.
    (21) Pu.
    (22) Mal dit = "aux questions qu'il se posait".

  • DCCLXXIII. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 19.12.1990 - 6e2.

    Sujet : Imaginez un autre Conte du chat perché, tel que M. Aymé aurait pu l'écrire, mais plus court (2 pages à 21/2 pages maximum).

    Que de dialogues... Enfin, heureusement, ils sont bien ponctués et vivants. Le reste est intéressant aussi, avec une petite réserve tout de même : tu n'expliques pas vraiment quel est le "déséquilibre", où réside le danger. 15/20.

    Les parents, après avoir mis leurs habits du dimanche, répétèrent aux fillettes :

    "Nous ne pouvons pas vous emmener au mariage de la tante Mélina, la couche de neige est trop épaisse, alors profitez-en pour être gentilles, une fois ! Et surtout, n'allez pas dehors, sinon..."

    Les parents partis, les fillettes proposèrent de jouer au loto, à la balle fondue, etc. Quand elles virent le loup qui s'amusait bien, lui ! à se vautrer dans la neige(1). Alors, Marinette dit :

    "Pourquoi ne pas jouer au Père Noël ?

    - Oh oui ! Sortons vite !"

    Et elles sortirent en vitesse, s'habillant(2) chaudement, s'enfonçant dans la neige jusqu'aux genoux, s'amusant comme des folles :

    "Loup, tu seras l'enfant, Delphine, le Père Noël et moi, la maman.

    - Pourquoi pas, répondit le "fils"."

    Puis ce fut au tour du chat :

    "Toi, Alphonse, tu seras l'invité.

    - Mh...

    - Et toi, cochon, tu seras le père...

    - Quel jeu idiot !, répondit celui-ci.

    - ... à moins que tu ne veux(3) pas avoir de cadeaux.

    - Des cadeaux ! Où ça ? Vite, vite, sortons !"

    Et elles jouèrent ainsi jusqu'au soir, sans voir l'heure passée(4).

    Les petites, voyant les parents arriver, s'alarmèrent tout de suite. Mais le chat intervint :

    "Delphine, Marinette, vous allez rentrer dans la maison, puis voys nettoyerez(5) le sol.

    - Mais les traces dans la neige...

    - Pas de mai(6) ! Et faites ce que je vous dit(7) !

    - Bon..."

    Les parents arrivèrent et les fillettes, tremblantes, d'un ton peiné(8), leur demandèrent :

    "Comment vas(9) l'oncle Alfred ? Vous l'avez vus(10), j'espère ! Et tante Mélina ? Comment est son mari ?

    - Nous vous le dirons après être aller(11) voir comment vont les bêtes.

    - Mais vous êtes fatigués, aller(12) donc vous reposez(13).

    - C'est vrai, nous n'y avons pas pensé."

    Et ils se dirigèrent vers leur chambre.

    "D'abord, enlevez vos capes et vos sabots, sinon vous allez salir la maison.

    - En effet, vous avez raison."

    Après avoir quitté leurs vêtements mouillés, les parents allèrent se coucher. Bientôt, on entendit leurs ronflements à travers la cloison, au grand soulagement des fillettes. Puis, elles aussi, elles montèrent se coucher dans leur chambre, épuisées par cette journée.

    Le lendemain, les petites remarquèrent qu'il avait neigé. Ouf ! Plus tard, elles demandèrent au chat comment il savait qu'il allait tomber autant de neige. Ce malin leur répondit avec un sourire rusé et un clin d'oeil :

    "Ca, c'est mon secret, les petites !"



    Notes de l'enseignant.
    (1) Mal exprimé : pas de principale.
    (2) Après s'être habillées...
    (3) Subjonctif.
    (4) Il manque une ou deux phrases de transition.
    (5) Faute.
    (6) ?
    (7) Faute.
    (8) Mal dit.
    (9) Faute.
    (10) Faute.
    (11) Faute.
    (12) Faute.
    (13) Faute.

  • DCCLXXI. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 21.11.1990 - 6e2.
    Sujet : Comme il est arrivé au petit Eyssette, on t'a annoncé un événement important pour toi, mais, à l'inversede ce que tu as lu dans Un triste départ, c'est un événement heureux, une bonne nouvelle, que l'on t'apprend. Raconte, en t'inspirant très librement du récit d'Alphonse Daudet, et sans raconter l'événement lui-même.

    Ce n'est pas mal du tout. Tu suis les consignes, c'est que tu aies suivi pas à pas Alphonse Daudet, à plusieurs reprises - même quand c'était très déconseillé : "ce fut un coup" - ne peut aller que quand c'en est un, etc. Attention, aussi, aux répétitions : ce n'est pas un bon enchaînement ! 13/20.

    Un soir, à souper(1), ma mère me demanda : "Veux-tu un perroquet à Noël ?" Je me levis(2) d'un bond et m'écriais(3) : "Je vais vraiment en avoir un ?"

    Ce fut un coup(4) vraiment fort. La terre aurais(5) explosé que je ne m'en serai(6) pas rendu compte ! J'aurais un perroquet ! Eh bien ! J'étais vraiment heureux !

    Dès lors, quand on disait perroquet, Noël, cadeaux... je ne pouvais m'empêcher de rire. Quand mes camarades me racontais(7) qu'ils allaient avoir des vélos, je ne pouvais que sourire.

    Pendant un mois, tandis que l'on préparait Noël, j'aidais decis et delà(8), pensant à ce fameux perroquet. Ma mère, elle, s'agitait et s'inquiétait du menu du réveillon. Mon père préparait la table. Moi, je ne pouvais plus jouer, je lisais, couché sur mon lit, tous(9) au sujet des perroquets. Deux semaines plus tard, je pouvais dire tous les genres, les classes, les distinctions à leur sujet. J'étais fin prêt.

    Je me demandais où j'allais le mettre. Vais-je le mettre(10) près de la fenêtre ?

    Les jours passèrent, les uns après les autres, les semaines après les mois. Enfin ! Ce fut la veille de Noël. Nous allâmes à la messe de minuit. Après celle-ci et(11) avoir dit "bonne nuit" à tout le monde, j'allais(12) me coucher. Puis je me demandais(13) : "Comment va-t-il être ? Ca va être un corsaire... corsaire." Je m'endormis, pensant toujours à mon corsaire(15).


    Notes de l'enseignant.
    (1) Ne copie pas Alph. Daudet !
    (2) levais
    (3) écriai
    (4) Ne copie pas Alph. Daudet !
    (5) aurait.
    (6) serais.
    (7) racontaient.
    (8) de ci, de là.
    (9) mal dit.
    (10) Répétition !
    (11) après.
    (12) Temps !
    (13) Temps !!
    (14) Ce n'est pas un substitut, si tu te répètes ! C'est justement contre cela que nous luttons !

  • DCCLXX. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 17.10.1990 - 6e2.
    Très bon devoir, soigné et vivant. Plusieurs idées intéressantes. 17/20.


    Nous sommes déjà hors de la voiture. Après avoir admiré le site, nous choisissons un coin d'ombre. Pendant que Papa sort les affaires de la voiture, Pierre et moi aidons Maman à déplier le grand drap promu au grade de nappe(1). Ensuite, nous y posons sandwiches, gâteaux, boissons...

    Et enfin c'est le repas. Nous nous régalons de sandwiches(2) cornichons-fromage, pendant que mon frère se jette sur les gâteaux. Pour le dessert, Maman nous donne l'occasion d'avoir une agréable surprise : elle avait emporté des glaces ! Nous nous régalons incroyablement dans ce pique-nique !

    Après, Papa et Maman se reposent et se promènent. Aloors, nous nous amusons tellement que nous nous tenons les côtes de rire. Nous jouons aux indiens, puis nous dans les arbres en vue d'y installer une cabane. Puis(3) nous faisons des barrages, écluses, moulins...

    Ce fut un "Allez on rentre", accueillit(4) par un "déjà ?" qui nous arrache de ces jeux(5).

    Ensuite, nous rangeons les affaires et nettoyons tout. Puis nous chargeons tristement les bagages. Nous partons de ce lieu féérique en essuyant une larme. Pour finir, nous pensons à cette merveilleuse journée passée dans la nature. Enfin, nous voici arrivés à la maison.

    Le soir arrivé, en me couchant, je passe en revue toute cette journée que je n'oublierai jamais. Puis je m'endors, dans une nuit qui mène à l'école, emporté par un grand oiseau blanc vers les forêts du Mont Pilat(6).


    Notes de l'enseignant
    (1) Bien.
    (2) Répétition.
    (3) Répétition.
    (4) Accueilli.
    (5) Bien.
    (6) Très bien.

  • DCCLXIX. - Rédactions d'enfance et d'adolescence : sixième.

    Rédaction du 21.09.1990 - 6e2.
    Quelques maladresses, mais enfin, le sujet est traité avec vie. 12/20.


    Le moment qui m'a le plus émus(1) fut quand je sus que je saurais(2) en 6e2 avec tous ceux que j'avais connus en primaire(3). Je trouvais le Collège sympathique alors que la veille au soir je m'étais inquiété. Au début, quand Mr(4) Henry m'a(5) donné l'emploi du temps, je le croyais trop dur et chargé alors que maintenant je le trouve très bien . Le moment qui m'a donc le plus émut(6) fut quand Mr(7) Héritier, le proviseur, et Mr(8) Baron, l'adjoint, firent à quand(9) on nous a donné l'emploi du temps.


    Notes de l'enseignant.
    (1) ému
    (2) serais
    (3) mal dit
    (4) M.
    (5) nous a
    (6) ému
    (7) M.
    (8) M.
    (9) très mal dit