17.06.2009
DCCLI. - César lui-même en parlait...
(et je m'en aperçois au cours de mes (re)lectures, quand César, franchissant le Rhin pour aller taquiner le Teuton en l'an 53, se mit à décrire la faune et la flore locale, pour faire du son et lumière vu le peu de succès de sa promenade de santé)
"Il y a aussi les animaux qu'on appelle élans. Ils ressemblent aux chèvres et ont même variété de pelage. Leur taille est un peu supérieure, leurs cornes sont tronquées et ils ont des jambes sans articulations : ils ne se couchent pas pour dormir, et, si quelque accident les fait tomber, ils ne peuvent se mettre debout ni même se soulever. Les arbres leur servent de lits : il s'y appuient et c'est ainsi, simplement un peu penchés, qu'ils dorment.
"Quand, en suivant leurs traces, les chasseurs ont découvert leur retraite habituelle, ils déracinent ou coupent au ras du sol tous les arbres du lieu, en prenant soin toutefois qu'ils se tiennent encore debout et gardent leur aspect ordinaire. Lorsque les élans viennent s'y accoter comme à leur habitude, les arbres s'abattent sous leur poids, et ils tombent avec eux."
Jules César, La guerre des Gaules, VI, 27.
... du dahu !
E je dirai même que César décrit une variété assez rare, le dahutus camporum dextro-levogyrus.
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14.06.2009
DCCL. - Impressions.
i. Des chaussures usées rangées sur un banc, dans la rue. Il y en a trois paires : des baskets, des écrase-merde et des escarpins. Au retour, il n'y en aura plus que deux paires, les escarpins auront été pris par un passant, qui a pourtant redisposé autrement les chaussures.
ii. Dans le métro, un enfant au ticheurte remonté par une épée de plastique. Il se met entre deux voitures, là où il y a des soufflets de caoutchoux, pour tanguer au galop de son cheval. Son bras peine à sortir l'arme de son fourreau, tant elle est grande. Il raidit le coude, son cheval se cabre. Voilà, l'épée est au clair. Les quillons brillent d'or à son poing couvert par les fronces de son pull trop grand, qui lui font un gant d'escrimeur. On est déjà à Vincennes, il n'a plus qu'à prendre le château. Àaaaaaa l'attaque !!! Les parents derrière doivent tirer la tortue et le bélier dans une poussette.
iii. J'entre. Il est assis, à un angle. Il a la beauté impériale de Pharaon. Au bout d'une station, je le vois. Il me regarde, détourne la tête. Je regarde le mur derrière lui, à l'autre bout du quai. Ses yeux coulissent à leur tour vers moi. Je n'ai pas lu Proust, donc je ne sais pas ce que fait Charlus avec Jupien. Pourtant il y a certainement de cela, dans nos regards qui s'évitent, se frôlent, se retouchent, se rivent. Se rivent. Se rivent. Nous replongeons, moi dans mon magazine, lui dans son écran de téléphone. La beauté d'un pharaon. Je lève les yeux. Il est là à me regarder. C'est sa station. Il part.
iv. Nous aurons passé un après-midi ou presque, assoupis l'un dans l'autre. Je crois que j'ai beaucoup hurlé.
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15.03.2009
DCCXXX. - Chez moi.

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DCCXXIX. - Mes hommes (certains d'entre).
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08.03.2009
DCCXXVII. - Nantes.
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18.01.2009
DCCXIII. - Citation.
"Le vin a le rouge des roses, le verre est plein de l'eau des roses... peut-être !
Dans l'écrin de cristal est un rubis très-pur... peut-être !
Dans l'eau est un diamant liquide... peut-être !
Le clair de lune est le voile du soleil... peut-être !"
Omar Khayyam
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15.06.2008
DCLV. - En étant photographié, en se regardant.
Il y a quelques mois, un MySpacien m'avait entraîné dans une proposition de séance photo, pas loin du Père-Lachaise. J'étais fiévreux (l'angine se déclarait le soir même), le soleil était encore un soleil d'octobre. Des fenêtres on voyait le boulevard qui longe le cimetière et, à l'angle, un café. Je me souviens, montant les escaliers, avoir croisé une très belle femme.
Je viens d'en recevoir quelques photos. J'allais dire émouvant, mais on va m'accuser de nombrilisme. Je vais donc dire : c'est étrange, de se voir avec un autre regard. Pas déstabilisant, non, mais penser : je ressemble aussi à ça ?
Ben pour une fois je suis flatté.


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14.06.2008
DCLIV. - Haiku de 5h55
L'univers collé à moi
Matin frémissant.
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02.12.2007
DLVIII.
Ecrivez-moi ces mots que j'attends
Il suffit de ce mot que je ne vous ai pas dit
Ecrivez, écrivez, s'il vous plaît
Ce mot faiseur de merveilles
Venez sans ce mot que j'attends
Mais venez, soyez présents
Devant ma porte dès cette nuit
Au lieu de mes insomnies
Ecrivez-moi ces mots que j'attends
Et tendez-les moi sans me voir
Comme toujours
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01.11.2007
DXLIII. - Infos partisanes.
Saint-André a sorti son premier album le 15 octobre... j'ai eu la chance de les voir en concert courant septembre, belgeomanie oblige, et j'avais assez accroché au mélange étrange de cette voix de chanteur à voix et le peps de la zique. La reprise de Comme ils disent avait de quoi faire vaciller tout Pigalle en déferlante sonore : du rock chez papy Charles, ça défrisait.
Alors...
Et, tant qu'on est dans la belgitude, hop, un p'tit Jeronimo ?
Moi aussi j'voudrais...
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