17.06.2009

DCCLI. - César lui-même en parlait...

(et je m'en aperçois au cours de mes (re)lectures, quand César, franchissant le Rhin pour aller taquiner le Teuton en l'an 53, se mit à décrire la faune et la flore locale, pour faire du son et lumière vu le peu de succès de sa promenade de santé)

"Il y a aussi les animaux qu'on appelle élans. Ils ressemblent aux chèvres et ont même variété de pelage. Leur taille est un peu supérieure, leurs cornes sont tronquées et ils ont des jambes sans articulations : ils ne se couchent pas pour dormir, et, si quelque accident les fait tomber, ils ne peuvent se mettre debout ni même se soulever. Les arbres leur servent de lits : il s'y appuient et c'est ainsi, simplement un peu penchés, qu'ils dorment.

"Quand, en suivant leurs traces, les chasseurs ont découvert leur retraite habituelle, ils déracinent ou coupent au ras du sol tous les arbres du lieu, en prenant soin toutefois qu'ils se tiennent encore debout et gardent leur aspect ordinaire. Lorsque les élans viennent s'y accoter comme à leur habitude, les arbres s'abattent sous leur poids, et ils tombent avec eux."

Jules César, La guerre des Gaules, VI, 27.

... du dahu !

E je dirai même que César décrit une variété assez rare, le dahutus camporum dextro-levogyrus.

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