01.06.2009
DCCXLVI. - Au garçon.
L'Auteur a pique-niqué sous un arbre éthique que le vent tournant faisait balancer au rythme des nuages qui allongeaient son ombre. Il a joué pieds nus dans l'herbe et les ronces avec les chiens, avec les hommes. Il a laissé des chiens furieux de chaleur orageuse réduire des bâtons d'écorce grumeleuse en lambeaux gluants de bave sur lesquels ils haletaient. Il a lancé des volants, et couru dans les brousailles pour l'empêcher d'y tomber.
Il s'est aspergé d'eau froide, à gros bouillons, dans la douche. La mer depuis s'est peut-être emparée de ces élucubrations.
Il a marché tranquillement dans le jour de 22h, avec l'irrépressible envie de fumer, assis sur les pavés.
Mais c'est au garçon qu'il a longtemps regardé dessus deux bières et quelques floppées de tables, et qui l'a regardé tout autant, qu'il pense, se maudissant. À tant se regarder, à tant fixer, il se demande bien pourquoi il n'a rien fait. Prétendre qu'il a ignoré l'envie de le poursuivre lorsqu'il allait aux toilettes sans alléguer l'excuse lamentable de chercher à avoir une estime de soir : mensonge.
Il est joli ; non, il est beau. Et lui aussi connaissait les paroles de Louise Attaque qui passaient alors.
02:31 Publié dans Toute référence à Julien Gracq n'est que du hasard | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Depuis quand G......y est un homme?
Ecrit par : nemolulu | 04.06.2009
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