29.03.2009

DCCXXXIV. - Oh et puis zut !

C'est pas parce que je suis vieux, veuf et sectaire que je vais mourir sur mon sort. Trois heures en cuisine, et voilà : pastilla de volailles, avec ce qu'il faut d'épices et de safran, d'amandes et d'oeuf, puis mousse au café-chocolat et crumble aux pommes bien arrosé de canelle.

Et c'est pas parce que je suis seul que je vais me priver : Saumur-Champigny que le caviste m'a dit tout à l'heure qu'il irait bien avec. Il allait bien, paix à son âme.

C'est pas parce que mon lit est froid sans chaussettes que je ne vais pas prendre du café de la Bialetti pour finir le tout. Ils me font rire les meczélémeufs à la mode avec leur truc à bouton et capsule prédéfinie, histoire de bien encadrer leur goût. À moins d'avoir une machine de comptoir à faire du ristretto qu'on goûte comme une liqueur, fors la Bialetti point de salut. Le café en sort épais et glauque, presque poussiéreux à l'aspect, mais doté d'une richesse, d'une puissance d'arôme qu'on ne trouve pas dans les chaussettes françaises ou ces trucs de meczémeufs à la mode. Et chaud, surtout. Brûlant. Plus d'une tasse, on tombe, agité de spasmes terribles.

Et si j'ai fini de mangé à 16h30 c'est la faute au changement d'heure.

Commentaires

Jolie référence à l'ultime duo de certaines chansons d'amour.

Ecrit par : Juste en passant | 08.04.2009

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