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05.07.2008

DCLXII. - Solidays, jour 1 : l'intervention de l'armée.

i. Sur un escalator de la Défense, la masse des cadres et des talons aiguilles qui s'en empare. Elle le monte par ahans, comme un serpent dont les soubresauts ondulent du bas en haut.

ii. Les hordes de pouffes, qui parlent fort, s'agitent et commentent car elles sont trop rebelles tu vois en me foutant des coups de leur sac Doux & Tralala de chez Hermès dans les hanches.

iii. Les meufs qui s'agitent, qui n'en peuvent plus de vibrionner parce que la musique leur empêche d'être le centre d'attention. Jacasse, jacasse, jacasse.

iv. Les retours de Katmandou, version 0.1 (elle n'a pas changé depuis mes années lycées, il y a quinze ans) : pantalons de treillis militaire, ticheurte large et sombre, casquette verte à calotte, keffieh. Accessoirement, barbiche, un petit clou sur la visière et un piercing.

v. Les retours de Katmandou, version 0.2 (elle non plus ne change pas en quinze ans) : veste népalaise difforme, jean difforme, dreads et toujours un accessoire jaune (bandana noué au poignet, foulard dans les cheveux ou sac à dos). Le jean peut être remplacé par un pantalon en velours cul d'éléphant.

vi. Les retours de Katmandou, version 0.3 (même remarque sur les quinze ans) : ticheurte format tellement de X qu'on se demande si le L tient sur l'étiquette, pantalon en toile format patchwork, besace qui traîne au sol en tissu.

vii. Bref, si les punks avaient su que leur mouvement allait donner ce genre de clones, ils auraient porté des smokings. Juste histoire de rire.

viii. À 21h, pendant le concert de Moriarty, l'armée a encerclé l'hippodrome. L'essentiel de la foule étant sous un des dômes, l'opération a été réalisée efficacement. Des camions ont été amenés, et certains ont dû y monter. Mais ça allait trop lentement, alors ils nous ont tiré dessus directement.

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