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26.05.2008

DCXLII. - En somnolant, en lisant.

i. Quel film étrange, The Wild Bunch. Quelque chose entre les beautés formelles du cinéma le plus moderne, les scènes trash que Capa n'a pas shootées et les vieux restes du cinéma de John Ford.  Les personnages sont d'une ambivalence assez pathétique (sens premier, bande de nuls !), malmenés au gré du vent et des événements. On est loin de John Ouaine (que ma Maman adore - Maman si tu me lis je t'assure que John Ouaine m'a souvent endormi et que je préfère de loin les films crépusculaires, même s'il faut me taper les trois heures du Leone, mais promis je regarderai The Alamo avec toi si tu veux à condition qu'il y ait des mantecaos), et déjà on sent que le ciné ricain a des sentiments d'être à la ramasse, et qu'il regarde du côté du ouesseterne spaghetti. Kèke vous voulez, dans la vie il y a deux catégories de personnes : celles qui passent par la porte, celles qui passent par la fenêtre...

ii. Lorsque la conversation change, pour ne plus parler des prix de l'immobilier (sujet quasi unique du parisien normal), et s'aventurer vers les montagnes que grimpe le prix du baril - 132 USD aujourd'hui à Nouille Orque - on en vient toujours à se demander ce qu'on fera une fois la dernière goutte tirée au dernier gisement. Oui - mais on trouve toujours d'autres gisements - oui - mais il y a les énergies de substitution - oui - mais il y a aussi la crise alimentaire - produire de l'essence végétale est plus coûteux qu'autre chose et on est bientôt sept milliards. Alors j'ai souvent cette idée en tête, que pourtant je n'ai jamais osé dire : la meilleure solution, la plus évidente, est que nous en revenions aux chevaux. Comme si le XX° siècle n'avait jamais été qu'un accident dans l'Histoire des communications. Quoi qu'on dise, je pense que nous y gagnerions tous beaucoup.

Commentaires

Beaucoup aimé la Horde Sauvage :)

Ecrit par : antoine | 03.06.2008

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