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26.04.2008
DCXXV. - Allô maman bobo.
Jeudi soir : 10h de sommeil.
Cette nuit : 15h de sommeil.
Au moins la fièvre de l'angine est passée, semble-t-il. Ne me reste plus qu'une amygdale qui se la joue Saint-Pierre de Rome, et m'interdit de déglutir normalement. Bah, j'ai une telle collection de collutoires que ça devrait passer - j'espère. Quelle idée de systématiquement tomber malade quand les médecins sont au chaud chez eux.
C'est bien la première fois que je me couche à 18h...
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23.04.2008
DCXXV. - Qui se souvient...
De Robert Deman ?

- 2 -
De Prévert et Cosma ?
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22.04.2008
DCXXIV. - (Pas) bonne question du matin.
Pourquoi suis-je si maladroit à l'oral ? Et au téléphone ?
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21.04.2008
DCXXIII. - Oh, trois fois rien.
Pas la peine de chercher la nouvelle : à l'heure où je l'écris, l'AFP l'a déjà ôtée. Figaro rase toujour aussi bien et fait des rouflaquettes à la mode du siècle passé, puisque vous apprendrez les drames du PSG et la merdaille du Dalaï-Lama (hé, hé, c'est qu'on est trop contestataire, hein !), l'Humanité suit de peu avec un encard sur mai-68 ("ah, ça ira, ça ira, ça ira"), Libération s'étonne des manifs commandées contre notre bon pays dans l'Empire du Milieu en vantant les mérites du fiston Poilâne, Politis parle de catastrophes (ralalah, la crue de 1911, hein !), Rue 89 d'ascenseurs, La Tribune des derniers joujous du Baron avec Wendel, et Les Echos font de même. Le Monde n'en parlons pas. Et pourtant Dieu sait qu'elle était vraiment krobien, la lettre qu'il a écrit, Not'Bon Président. Du Hugo, je vous dis ! Mieux, même : du Guy Mocquet.
Ce n'est qu'en farfouillant dans les tréfonds, que je trouve un tout petipetipetit encart. Vous allez me dire : les Rosbifs ont décidé de claquer soixante-six milliards d'euros pour soutenir leurs banques qui ont un rhume, et alors ?
Bah c'est simplement même pas un scandale. C'est juste l'aboutissement de tout ce pour quoi vous avez voté, bande de nazes, depuis plus de dix ans. C'est la déresponsabilisation la plus complète qui soit.
Remarquez, depuis les connneries de Bouton, qui a liquidé ses positions frauduleuses (si, si, ses positions, car le PDG d'une boîte est l'unique responsable de l'activité d'icelle) en pleine crise boursière, juste après le lundi noir du 21 janvier, et qui a été maintenu à son poste par le conseil d'administration de la Sogé, on est habitué à ça, hein. 66 milliards d'euros, c'est tout juste 14 sur l'échelle de Bouton (comme dirait le Canard). Après tout, entretemps on s'est amusé à nationaliser la Bear Sterns chez les bouffeurs de hamburgers-mayo et de sales cocos qui nationalisent, alors on n'est plus à mal, hein.
C'est qu'ils vont mal les marchés. Oulalah. C'est vrai qu'ils n'ont jamais été aussi volatiles, que toutes les banques elles ont la pétoche. Quand vous regardez la courbe des taux d'intérêt, elle est complètement à l'envers : ça coûte plus cher d'emprunter sur deux jours que dix ans, tellement les banques ont peur que leur contrepartie fasse défaut. Après tout, les banques sont innocentes, hein : jamaijamaijamais elles n'ont été à l'origine de la bulle spéculative et immobilière qui éclate doucement comme un prout bien nauséabond depuis l'été.
Je suis prêt à parier que c'est un complot, que Ben Laden dans sa grotte il a envoyé le Mollah Omar sur sa brèle avec plein de petits junk bonds et autres subprimes, et qu'il les a glissés insidieusement dans les bilans des banques. Ca tiendrait qu'à moi, je guatanamoiserais toute une population histoire d'être sûr.
Bref, comme dans le bon vieux 1929 de nos livres d'enfance, les banquiers ont joué, et oublié que le risque était la contrepartie du rendement. Et que plus ça rapporte, plus c'est risqué. C'est comme le mariage ou le gratin dauphinois quand c'est moi qui le cuisine. Panique à bord : rah, on a fait une connerie. Enfin, là, c'est une moisson, format maïs géant de Mosanto.
Et kékèlnoufé la Bank à Lizbeth ? Bah, elle dépense juste 66 milliards pour réparer les conneries des banques. Mais bordel elle a pas compris qu'elle soutient cette putain de bulle spéculative ? Elle entrave pas qu'elle supprime tout aléa moral ? Elle cogite pas que l'argent qu'elle dépense est celui du contribuable, et qu'après elle va encore sortir aux bouffeurs de pizza au spaghetti qu'il faudra se serrer la ceinture, rolalah si vous saviez comme c'est dur et qu'on souffre avec vous, tout en venant nous faire chier sur la zone euro ?
66 milliards, non mais vous vous rendez compte. Même moa, qui braaaaasse des millions et mets dans de jolis fichiers Excel des chiffres à neuf zéro, jamais j'ai osé allé aussi loin. Je m'imagine même pas ce que c'est, 66 milliards volés au pékin pour renflouer les conneries des top management mondiaux.
Franchement, je vais me faire pédégé. Ou trédeur. Lorsqu'il y aura du pognon, je hurlerai qu'il faut laisser faire la libre entreprise et les bons mécanismes hyper-trop-régulateurs de la mort qui tue du marché. Et puis quand y'aura un pépin, de toute manière je serai pas responsable de mes actes, hein, puisqu'il y a toujours une bonne poire pour payer à ma place.
Trois fois rien : 66 milliards.
Et ce n'est que le début.
21:14 Publié dans Actualité et indignations diverses. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.04.2008
DCXXII. - En cuisant le rôti (bis).
ii. Ceux qui sont mariés, ou qui ont des certitudes, ont cette chance de n'avoir à poursuivre que par la force des événements et de ce qui les entoure. Des gens comme nous doivent trouver sans cesse en eux de quoi avancer de nouveau. Avoir à se jeter dans le bûcher, se regénérer, se forcer à sentir constamment ses ailes - car personne ne viendra nous les dire - est épuisant.
iii. À quoi bon faire si ce n'est pour personne ? Ou si notre tendresse, n'étant pas légitime, n'est jamais interprétée que comme une intrusion étrange, ou un cadeau déplacé ? Les proches s'effraient, lorsqu'on leur -
iv. Et pourtant il faudra. Ce sera - la suite des Chambres intimes et ce cahier qui n'a pas encore de nom. C'est décidé.
19:39 Publié dans Toute référence à Julien Gracq n'est pas du hasard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DCXXI. - En cuisant le rôti.
i. J'aimerais te dire que tu t'en vas.
ii. Il y a des choses qui sont certaines pour nous, indubitables. Quoi qu'on prétende, on sait qu'elles arriveront. Celle-là, aussi.
iii. J'aimerais à ma mort (forcément toujours trop tard) dire : j'ai fait ça. Le problème est que je vois rarement comment.
iv. Entre les idées que j'ai, les envies, et ce que j'ai rarement le courage de mener à terme, il y autant que de l'être au néant. Voilà un an que j'ai commencé un texte, et deux ans un inventaire. D'autres choses me reviennent régulièrement au cerveau, jamais je ne les couche. C'est souvent dans le métro.
v. Je jalouse, en fait, ceux qui ont le culot de vivre pour ce qu'ils sont. Moi, je suis trop velléitaire en cela. Trop faignant. Trop dévoré par moi-même.
vi. Je voudrais...
14:40 Publié dans Toute référence à Julien Gracq n'est pas du hasard | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
DCXX. - Liste de lectures.
00:34 Publié dans Listes de lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2008
DCXIX. - Pognon, Thune et Cie. (Maison de qualité depuis 1864).
Ores donc, j'ai commencé à m'atteler à la revue des mes comptes et des petits sous que j'ai mis ici et là, selon les conseils de François. François, c'est mon conseiller bancaire privilégié, celui qui me reçoit avec un sourire inquiet et un costume trop grand une fois par an.
Les Livret A et autres comptes sans risque (sauf celui que l'Etat ne respecte pas la formule de calcul - je vous rappelle que légalement le taux du Livret A est de 3.75% depuis le premier février, mais que le gouvernement Fillon l'a fixé à 3.50%) passent l'étude sans souci. De toute manière, quand on suit de peu le taux directeur à un an de la Banque Centrale, le risque est faible et l'intérêt intéressant.
Ensuite, le dossier du PEA. Oui, oui, je sais, investissement risqué, ragnagna, ragnagna, sans compter qu'il faut viser sur le long terme. N'empêche, en prenant Excel et un peu de temps, les résultats font peur. Hors actualisation, selon les supports, j'ai perdu entre 15% et 22%. Si je prends en plus l'escompte (je suis pas chien, je prends le taux à un an de la BCE), j'en suis à une perte sèche de 19% à 26%.
Arglh. Bon, que faire ? Si j'arrête de donner de l'argent à mon banquier, et que je laisse vivre le PEA pour n'avoir pas de souffrance fiscale, il me faut un taux de rendement moyen brut de 3.4% à 5.2% par an selon les supports juste pour équilibrer l'argent investi avec le capital au terme.
Hypothèse 2 : Si je m'amuse à verser les mêmes sommes comme actuellement, ce serait un taux de 1.5% à 2.0% pour avoir le même équilibre argent investi / argent gagné. Ce qui revient à dire qu'en fait c'est l'apport de pognon qui permet de réduire significativement l'impact des pertes, non le retour des supports : faut cracher plus encore au bassinet pour être sauvé, c'est comme la Scientologie.
En gros : faut que les supports crachent plus de 5% par an (hypothèse 1) ou 2% (hypothèse 2) pour que je commence à gagner de l'argent. Et je vous fais grâce du calcul avec escompte.
Je vois d'ici François me dire que c'est au contraire le moment où il faut investir à tout va, pour profiter de la baisse avant la reprise des marchés. À moins de faire le sale con et de mettre l'argent sur des trucs qui vont sûrement monter (l'armement, le pétrole, bref les trucs qui polluent et qui sont dans une phase de hausse avant la chute finale d'ici 30 ans).
Me reste plus qu'à trouver l'historique du DJ Stoxx et du SBF 250, puis de jeter un oeil sur les supports UC et François va passer un mauvais moment. Il va avoir intérêt à être inventif, le bougre.
23:43 Publié dans Actualité et indignations diverses. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2008
DCXVIII. - Tagada, tagada, tagada.
Je veux partir en Mongolie, au moins dix jours à jouer au Genghis Khan d'opérette.
Ceci est un appel au peuple, Lecteur : qui m'accompagnerait ?
21:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DCXVII. - Blaaaaaaaarf !!!
Cette nuit : je crois qu'il y a eu trois grand bruits : PLANG ! (silence) PLAAAAARG ! (silence) PLOUIIIIIIING-CRI ! (silence). Pas levé - j'étais au chaud sous la couette, il y faisait bon et j'étais bien.
Ce matin : je marchais dans le verre. L'armoire d'étudiant, qui a déjà fait trois déménagements, a craqué.
i. Bruit un : l'étagère du milieu, le bois étant déformé, lâche et tombe sur les pots de verre contenant les pinceaux.
ii. Bruit deux : celle du dessus, qui porte les verres épais, suit gaiement.
iii. Bruit trois : celle du haut, avec les verres à pieds, s'effondre.
Je n'ai plus que quatre verres à pieds de viables. Pas la peine d'essayer venir manger a casa. Au moins ça va m'inciter à chercher un appart, plutôt que de réparer cette armoire pourrave.
C'aurait pu être pire : les fioles de thérébentine et d'encre de Chine ont résisté.
12:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

