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15.04.2008
DCXIX. - Pognon, Thune et Cie. (Maison de qualité depuis 1864).
Brusquement, je me suis dit qu'il n'y avait pas lieu de faire bénéficier de mes petites capacités financières que les pékins que je holdupise régulièrement.
Ores donc, j'ai commencé à m'atteler à la revue des mes comptes et des petits sous que j'ai mis ici et là, selon les conseils de François. François, c'est mon conseiller bancaire privilégié, celui qui me reçoit avec un sourire inquiet et un costume trop grand une fois par an.
Les Livret A et autres comptes sans risque (sauf celui que l'Etat ne respecte pas la formule de calcul - je vous rappelle que légalement le taux du Livret A est de 3.75% depuis le premier février, mais que le gouvernement Fillon l'a fixé à 3.50%) passent l'étude sans souci. De toute manière, quand on suit de peu le taux directeur à un an de la Banque Centrale, le risque est faible et l'intérêt intéressant.
Ensuite, le dossier du PEA. Oui, oui, je sais, investissement risqué, ragnagna, ragnagna, sans compter qu'il faut viser sur le long terme. N'empêche, en prenant Excel et un peu de temps, les résultats font peur. Hors actualisation, selon les supports, j'ai perdu entre 15% et 22%. Si je prends en plus l'escompte (je suis pas chien, je prends le taux à un an de la BCE), j'en suis à une perte sèche de 19% à 26%.
Arglh. Bon, que faire ? Si j'arrête de donner de l'argent à mon banquier, et que je laisse vivre le PEA pour n'avoir pas de souffrance fiscale, il me faut un taux de rendement moyen brut de 3.4% à 5.2% par an selon les supports juste pour équilibrer l'argent investi avec le capital au terme.
Hypothèse 2 : Si je m'amuse à verser les mêmes sommes comme actuellement, ce serait un taux de 1.5% à 2.0% pour avoir le même équilibre argent investi / argent gagné. Ce qui revient à dire qu'en fait c'est l'apport de pognon qui permet de réduire significativement l'impact des pertes, non le retour des supports : faut cracher plus encore au bassinet pour être sauvé, c'est comme la Scientologie.
En gros : faut que les supports crachent plus de 5% par an (hypothèse 1) ou 2% (hypothèse 2) pour que je commence à gagner de l'argent. Et je vous fais grâce du calcul avec escompte.
Je vois d'ici François me dire que c'est au contraire le moment où il faut investir à tout va, pour profiter de la baisse avant la reprise des marchés. À moins de faire le sale con et de mettre l'argent sur des trucs qui vont sûrement monter (l'armement, le pétrole, bref les trucs qui polluent et qui sont dans une phase de hausse avant la chute finale d'ici 30 ans).
Me reste plus qu'à trouver l'historique du DJ Stoxx et du SBF 250, puis de jeter un oeil sur les supports UC et François va passer un mauvais moment. Il va avoir intérêt à être inventif, le bougre.
Ores donc, j'ai commencé à m'atteler à la revue des mes comptes et des petits sous que j'ai mis ici et là, selon les conseils de François. François, c'est mon conseiller bancaire privilégié, celui qui me reçoit avec un sourire inquiet et un costume trop grand une fois par an.
Les Livret A et autres comptes sans risque (sauf celui que l'Etat ne respecte pas la formule de calcul - je vous rappelle que légalement le taux du Livret A est de 3.75% depuis le premier février, mais que le gouvernement Fillon l'a fixé à 3.50%) passent l'étude sans souci. De toute manière, quand on suit de peu le taux directeur à un an de la Banque Centrale, le risque est faible et l'intérêt intéressant.
Ensuite, le dossier du PEA. Oui, oui, je sais, investissement risqué, ragnagna, ragnagna, sans compter qu'il faut viser sur le long terme. N'empêche, en prenant Excel et un peu de temps, les résultats font peur. Hors actualisation, selon les supports, j'ai perdu entre 15% et 22%. Si je prends en plus l'escompte (je suis pas chien, je prends le taux à un an de la BCE), j'en suis à une perte sèche de 19% à 26%.
Arglh. Bon, que faire ? Si j'arrête de donner de l'argent à mon banquier, et que je laisse vivre le PEA pour n'avoir pas de souffrance fiscale, il me faut un taux de rendement moyen brut de 3.4% à 5.2% par an selon les supports juste pour équilibrer l'argent investi avec le capital au terme.
Hypothèse 2 : Si je m'amuse à verser les mêmes sommes comme actuellement, ce serait un taux de 1.5% à 2.0% pour avoir le même équilibre argent investi / argent gagné. Ce qui revient à dire qu'en fait c'est l'apport de pognon qui permet de réduire significativement l'impact des pertes, non le retour des supports : faut cracher plus encore au bassinet pour être sauvé, c'est comme la Scientologie.
En gros : faut que les supports crachent plus de 5% par an (hypothèse 1) ou 2% (hypothèse 2) pour que je commence à gagner de l'argent. Et je vous fais grâce du calcul avec escompte.
Je vois d'ici François me dire que c'est au contraire le moment où il faut investir à tout va, pour profiter de la baisse avant la reprise des marchés. À moins de faire le sale con et de mettre l'argent sur des trucs qui vont sûrement monter (l'armement, le pétrole, bref les trucs qui polluent et qui sont dans une phase de hausse avant la chute finale d'ici 30 ans).
Me reste plus qu'à trouver l'historique du DJ Stoxx et du SBF 250, puis de jeter un oeil sur les supports UC et François va passer un mauvais moment. Il va avoir intérêt à être inventif, le bougre.
23:43 Publié dans Actualité et indignations diverses. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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