« DLXXVIII. - Métablog : fin. | Page d'accueil | DLXXIX. - 15 jours ailleurs. »
17.02.2008
(Sans numérotation). - Métablog.
Ce blog se veut être la continuité d'un blog précédent, L'Almanach du Bad, écrit en son temps sur d'autres lieux. Dans la mesure où il en est la suite, la numérotation des articles s'ensuivra donc logiquement. Il se pourra que j'y renvoie parfois, soit par évocation, soit par invocation, soit encore par lien électronique les jours de courage et de puissance. J'espère un jour pouvoir tout rapatrier sous un seul ciel, ce sera plus simple et pour un éventuel Lecteur et pour moi.
Les objectifs - ou l'absence d'objectifs - restent les mêmes, c'est à dire peu de chose en somme. Si je m'étais fixé un plan, fut un temps, force m'est de reconnaître que je ne l'ai jamais suivi que de loin, plutôt pour le précéder et aller galoper ailleurs, bien loin, sans trop comprendre où cela me mène.
Bien évidemment, je cèderai de nouveau à la tentation de me mettre sous le patronage du bonhomme Michel. Après tout, s'il était plus savant et plus sage que moi, du moins était-il aussi imbu :
"La constance mesme n’est autre chose qu’un branle plus languissant. Je ne puis asseurer mon object. Il va trouble et chancelant, d’une yvresse naturelle. Je le prens en ce point, comme il est, en l’instant que je m’amuse à luy. Je ne peints pas l'estre. Je peints le passage : non un passage d’aage en autre, ou, comme dict le peuple, de sept en sept ans, mais de jour en jour, de minute en minute. Il faut accommoder mon histoire à l’heure. Je pourray tantost changer, non de fortune seulement, mais aussi d’intention. C’est un contrerolle de divers et muables accidens et d’imaginations irresolues et, quand il y eschet, contraires : soit que je sois autre moy-mesme, soit que je saisisse les subjects par autres circonstances et considerations. Tant y a que je me contredits bien à l’adventure, mais la verité, comme disoit Demades, je ne la contredy point. Si mon ame pouvoit prendre pied, je ne m’essaierois pas, je me resoudrois : elle est tousjours en apprentissage et en espreuve. Je propose une vie basse et sans lustre, c’est tout un. On attache aussi bien toute la philosophie morale à une vie populaire et privée que à une vie de plus riche estoffe : chaque homme porte la forme entiere de l’humaine condition."
Tout aussi évidemment : tout mon propos demeure incertain, fat, et ce blog définitivement incertain.
13:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


Ecrire un commentaire