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16.12.2007
DLIX. - Epoisses story.
Maintenant que j'entame ma troisième nuit blanche, et que mon compteur affiche la soixante-quatrième heure, bien replète, j'envisage de vous parler de la fois où j'ai croisé Tom non pas de Finlande mais de Maillespèce.
En attendant, je vous parlerai des sablés danois à deux euros.
Les sablés danois à deux euros sont vendus pour cause de crise des subprimes américaines et des massacres d'oies malades du foie pour la plus grande gloire de la gastronomie phrôncèse - ainsi que la rotondité de ma gidouille - sous la forme de boîtes de fer-blanc dont il faut choisir la moins ornée pour qu'elle soit pratique.
Une fois la boîte de fer-blanc, choisie comme la moins ornée, vidée de son contenu de sablés danois à deux euros dont on peut s'engouffrer lors des petits déj's-tisanes du soir (il y a un stade dans la nuit où l'on ignore pour quelle raison l'on mange, et si le peignoir qu'on porte est celui du réveil ou celui du couché, car oui j'ai deux peignoirs), vous pouvez avoir un sursaut d'idée et ranger dedans l'époisses et le pecorino au poivre, juste à côté du ballotin de chèvre aux airelles.
Alors vous pourrez consciencieusement repasser, errer, bouquiner, puis manger votre soupe d'oignons et de vin de Porto tandis que le fromage, lentement, arrive à température ambiante, sans que la pièce embaume.
Vous le savez, et rien que ça c'est un plaisir.
Puis l'époisses sur une bête baguette, c'est comme je suce en culottes de velours.
Demain : pot au feu. Ca a déjà mitonné. Célibataire et gras, certes , mais nourri, nondidiou.
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