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15.12.2007
DLXVIII. - Cinquante-cinquième heure.
Dans un moment vaseux, lavant le énième bol de thé, je repensais à cet échange dans l'avion. Oyez, oyez.
Badinou, par-dessus son livre. - Tiens, tu as un lecteur de film ? Je connaissais pas.
Collègue, par-dessus son outil. - Oui. C'est pratique, surtout à l'hôtel.
Badinou. - Tu regardes quoi ?
Collègue. - Heroes. Tu connais ?
Badinou. - Entendu parler. Tu sais, j'en suis tout juste à découvrir Six Feet Under. Faut me laisser le temps.
Collègue. - C'est une histoire de types qui ont des superpouvoirs.
Badinou. - Oh. Génial.
Collègue. - Ca te dirait pas d'avoir des superpouvoirs ?
Badinou. - Euuuuh.
Collègue. - Je sais pas. Lire dans les pensées des autres...
Badinou. - Chuis pas sûr que ce soit si intéressant. Y'a de quoi devenir fou. Ou dépressif, quand on s'aperçoit qu'en fait personne ne pense.
Collègue. - Faut un bouton on-off, mais ce doit être vraiment sympa. Si tu pouvais, tu voudrais avoir quoi comme superpouvoir ?
Badinou, du tact au tact. - Avoir le pouvoir de séduction. Ou être aussi génial que Michel-Ange.
C'est dire ce qui me préoccupe.
13:25 Publié dans Toute référence à Julien Gracq n'est pas du hasard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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