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30.10.2007

DXLII. - Eté 67 le 10 novembre à la Flèche d'Or.



Je fais à peine de la pube pour mes Liégeois préférés...



P.S. : Mistress Delphine m'ayant fait une scène, ce sera le festival des Inrocks, Gossip et Yelle à place. C'est vrai que j'ai déjà vu deux fois Eté 67, fanitude oblige.


DXLI. - Ca commence à bien faire.



Trois jours que je suis coincé à la maison pour cause d'angine. Ras la casquette. Deux nuits à transpirer suffisamment pour refaire verdir tout le Sahel et le désert de Gobie en promo, une autre avec des crampes et un mal de ventre à faire croire que j'ai passé la nuit avec la Guerre et la Famine à chevaucher les canassons de l'Apocalypse.

Deux jours vaseux pas loin du Kentucky (c'est un Etat proche de l'Ohio). Hier j'ai voulu faire le malin et bosser à la maison plutôt qu'à roupiller. Résultat, la note est partie plus que dans les temps mais le soir j'étais totalement rétamé avec des amygdales qu'on aurait dit Charles Pasqua et Jean-Marie Le Pen en train de tailler le bout de gras.

Ce matin ce pauvre Jean-Christophe de médecin en a tiré une tronche en me revoyant dans son cabinet. Deux fois en deux jours, j'ai fait exploser les stats de la Sécu. Bon, on a vaguement papoté pour la forme. Du coup j'ai appris qu'il avait des amis dans le même milieu de gangsters que celui que je fréquente - et je suis de plus en plus persuadé que mon médecin est... bah, qu'importe.

Demain, la bête est de retour. Ca va chier.






Sinon, en cette époque où le réseau sautille par manque de grosses centrales thermonucléaires pour produire de l'électricité, je voudrais mettre en avant cette idée géniale de D. Waizmann : l'IP over Avian Carriers .

En effet, à condition de tolérer le temps de latence en échange de cette très haute bande passante par rapport aux moyens de transferts traditionnels, cette technologie moderne permettrait de refonder intégralement notre relation au réseau : sur une distance de plus de 50km un IP oAC peut emporter plus de 50Go de données en environ une heure de temps, ce qui est bien plus rapide qu'une connexion ADSL... mais y'a des risques de pertes de données !

24.10.2007

DXL. - "To-morrow is Saint Crispian."



Cette année, pour les quelques minutes qui me restent de ce côté-ci de la barrière, je vais vous éviter (une fois n'est pas coutume), le discours de la Saint-Crépin.

De toute manière, je suis né à minuit, hein, alors le 24 ou le 25, on va pas chipoter. Merci pour vos encouragements.

Merde. 28 balais.

21.10.2007

DXXXIX. - Deci, delà, chroniques d'un dimanche d'octobre.



- 1 -

Aux Tuileries, la FIAC















- 2 -

Maman, les p'tits bateaux...













- 3 -

En poursuivant la balade...















- 4 -

Bêtises diverses








20.10.2007

DXXXVIII. - Liste de lecture.



Si vous pensiez pouvoir couper à la traditionnelle (?) liste de lectures, vous vous titillâtes l'iris avec l'ongle voire plus si affinités, non mais oh hein bon, et vous pourriez vous enfoncer le bras jusqu'au coude dans la cornée que ça ne m'émouvrait plus.

i. La Huitième fille, de Terry Pratchett. Je poursuis mon exploration du Disque-Monde, et comme les deux premiers tomes ça se dévore et ça fait rire. Ce qui n'est pas rien. Les descriptions des aventures de Mémé Ciredutemps et de sa rencontre avec le mage Biseauté valent leur pesant de cahouètes. Je crois que ce que j'apprécie le plus chez Pratchett, ce ne sont pas tant ses histoires, que ses perpétuelles disgressions, ses parenthèses, ses incises...

"Dans un bruit de succion, il gravit les marches qu'illumina un éclair particulièrement impressionnant. Il avait la froide certitude que tout le monde allait le rendre responsable, alors qu'évidemment il n'y était pour rien. Il saisit le bord de sa robe et l'essora piteusement, puis sorti sa blague de tabac.

C'était une belle blague verte étanche. Entendez par là que toute l'eau entrée ne pouvait plus en ressortir.
"



ii. Oblomov, d'Ivan Alexandrovitch Gontcharov. Oblomov est l'homme couché... quelque chose entre la larve et l'impossible existance de la station debout. La première partie est un morceau de bravoure de quelques centaines de pages, durant lesquelles Illia Illitch ne parvient pas à se lever - faut dire que son valet, Zakhar, ne l'aide en rien. Le reste, les perpétuelles hésitations d'un être qui se demande si rester larvaire, malade, couché, enfermé loin du monde ne serait pas, en fin de compte, plus simple.

Il ya chez Oblomov quelque chose qui le rapproche du Bartleby de Melville. Une certaine forme de dépression ?

Accessoirement, ce qui me fait déjà doucement sourire, c'est que Oblomov est au programme des écoles de commerce cette année (si, si, ils ont un sujet original de la mort qui tue pour des épiciers : l'Action...), et que du coup plein de gogolisants vont débarquer sur ma page pour m'y trouver au lieu de réfléchir à leur disserte.

"- Il faudrait pourtant sortir de ce marasme.

- J'ai essayé, mais je n'y suis pas parvenu... Alors maintenant, je n'essaye plus, à quoi bon ? Rien ne m'appelle, mon âme n'aspire à rien, mon esprit dort, conclut-il, une légère amertume dans la voix.
"



iii. Ground XO, de Hannelore Cayre. Il faut parfois oser faire confiance au Canard. Les dernières lectures qui lui sont dues ont été appréciables. Celle-ci l'est aussi. Christophe Leibowitz est un avocat désastreux et parisien, qui tient une officine de deux bureaux pour quarante confrères. Sa vie est un désastre, et il veut (encore) raccrocher la robe. Sauf que voilà, il vient d'hériter de parts dans un domaine de Cognac.

Il lui vient l'idée calamiteuse de renouveler la pube de sa marque en surfant sur la vague des râpeurs, du hip-hop et de la cocaïne. Tant qu'à faire, s'il peut piocher dans son carnet d'adresses au pays des dealers, c'est toujours ça de pris.

C'est très bon, ça se dévore, et le seul soupçon que l'on peut avoir, c'est que Hannelore Cayre est, en plus du talent, lu Jean-Bernard Pouy.

"J'avais téléchargé à Paris une sélection de clips d'artistes gangstas assez différents les uns des autres. Il y avait du rap de la côte Est avec Jay-Z, Notorious BIG, P. Diddy ou 50 Cent, du rap californien classique style Xzibit, The Game ou Snoop Doggy Dogg. Il y avait aussi du crunk, le hard du rap : un bruit tonitruant de basses sur lequel un possédé répondant au nom de Lil Jon scandait des textes pornographiques, homophobes ou violents.

À supposer que cela fût encore possible, ce rappeur sudiste était parvenu à repousser encore plus loin les limites de la vulgarité. Il ne se produisait jamais sans sa coupe à cognac sertie de quatre-vingt-sept diamants, confectionnée par The Glass Lady of Atlanta, et son bling-bling, un pendentif de la taille d'une poêle à frire sur lequel apparaissait, pavée de diamants, la phrase "
Crunk ain't dead" !"

DXXXVII. - Baby, ten points. Bad, zero. Advantage : Baby.



i. Un monstre a débarqué chez moi à l'aube, alors que j'étais pas encore rasé.

ii. C'est fatigant à gérer, un bébé : ça pousse, ça crie, ça chouine, ça rouspète et ça prend plein de place. Quelle idée j'ai eu de bien vouloir le garder pour la journée, hein, je vous jure ?

iii. Du coup pour l'occuper je lui ai appris à faire de la confiture de pomme, de thé et de cannelle. Je lui ai pas montré quand j'ai mis la lichette de calva, c'est dangereux, il pourrait confondre avec la bouteille de Porto et ce serait la Kataströpheu.

iv. N'empêche : faites découper des pommes par un bébé. Non seulement vous passerez un temps assez appréciable à vérifier qu'il ne jette pas les débris un peu partout, mais en plus vous devrez éviter qu'il aille trifouiller du couteau économe dans votre pile de pommes.

v. M'enfin - il était mimi avec son tablier trois fois trop grand et pas noué. Je me suis surpris à être attendri.

vi. Pour éviter qu'il ait envie de jouer au baigneur dans la cocotte bouillante de sucre, je lui ai fait des crèpes. Avec de la confiture de lait.

vii. Ca va, il a réussi à n'en louper que 50% lorsqu'il a voulu jouer au natif de Liège. La Belgerie a peut-être pas de gouvernement mais elle a peu de souci à se faire encore.

viii. Remarque, c'est sympa, les crèpes format dentelle d'Arras : ça permet à la confiture de couler plus facilement.

ix. Je suis de mauvaise foi : c'est un faux méchant, ce môme. Pendant qu'on écoutait l'émission de Jean-Pierre Coffe sur les viennoisseries et le beurre non congelé, il s'est blotti dans mes bras. Il frissonnait un peu, il avait froid. Alors je lui ai mis un plaid. J'étais un peu chose.

x. Ce qui fait qu'on n'a pas regardé Mary Poppins. Trop dommage. Je ne l'ai jamais vu qu'une dizaine de fois, bambin.

Groumpf. Ca va m'arracher les tripes de dire ça, mais je l'aime bien, ce môme.

18.10.2007

DXXXVI. - En télétravaillant, en pestant.



Pas facile, facile, de bosser chez soi. Surtout à cause du silence. On travaille beaucoup plus - soudain on s'aperçoit qu'on a terriblement fait alors que c'est déjà le milieu de l'après-midi. On se surprend à manger du vietnamien, le nez dans l'écran, chose qu'on n'aurait jamais faite jusqu'à présent.

On bataille aussi pas mal avec la connexion 56k du portabeul, mais faut faire avec. Il a pas apprécié quand j'ai tenté de lui coller la fiche adéhèsselle, le sagouin. C'est terrible, le 56k, quand il faut se connecter au réseau, tripatouiller l'intranet, rendre ses fiches de temps. J'angoisse un peu, là. J'ai bataillé avec un truc, il m'a eu à l'usure, mais la guerre n'est pas finie : faut que je le bute d'ici samedi.

Je vous jure, Lecteur, avec les mêmes horaires, bosser à la maison est autrement plus éprouvant. On devrait foutre tout ces faignants de chômeurs chez eux à bosser, vous verrez que la Frônce elle se redresserait pour marcher fièrement là où la main de l'homme n'a jamais mis le pied, n'ayant plus assez de ses deux yeux pour pleurer lorsqu'elle lance un regard bourrelé de remords en arrière vers les évènements sordides de la veille d'aujourd'hui et vous ne pouvez imaginer, en particulier, combien ce souvenir est amer aux mères... (*)

Demain sera un autre jour... enfin, selon les prédictions de la Rateupeu, je suis parti pour faire comme aujourd'hui sur ma table de salon. Quelqu'un a du marc de café ?

En attendant, après y'a le ouiquennede, et le ouiquennede sent déjà les couleurs et illumine de pomme, de thé et de cannelle. J'dis ça, j'dis rien.



(*) Merci, Greg, pour ce discours dans un Spirou...

17.10.2007

DXXXV. - En dînant, en télétravaillant (Laocoon et Laconie).



Laconie : Reviens de dîner. Ca m'a fait beaucoup de plaisir. Malgré ma fatigue. Dommage que ce n'ait pas duré plus longtemps.

Laocoon : Demain, je me battrais avec les fils de l'ordinateur à la maison. Découverte du télétravail.

15.10.2007

DXXXIV. - En rentrant, en portant.



Ce soir, pour le coup, je crois que j'aurais bien aimé avoir un bébé quelconque à la maison. Juste pour me retrouver avec lui, rentrant un peu affolé, portable sur l'épaule et plein d'acronymes dans la tête.

J'aurais été prêt à tout pour ça : même à un blond ou à un de ces gars du Nord qui ont dans leurs yeux le bleu qu'ils n'ont pas dehors. J'aurais même souscris, que m'importe le bien de l'économie nationale en fin de compte, au danger polonais.

Tant pis. Je vais planter une bougie dans un pain au chocolat et boire une soupe devant un film, une fois les papiers rangés.

14.10.2007

DXXXIII. - En fin de compte.



J'en mène pas large, là.

Pipi dans les chaussettes.

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